Tuesday, 28 January 2014

Go home FIFA

Dossier de presse 9: 28 janvier 2014

La première journée de mobilisation anti-Mondial convoquée dans 36 villes du Brésil par le mouvement contestataire Anonymous a fait un flop samedi, ne mobilisant qu'une poignée de Brésiliens.
Lancée sous le mot d'ordre "la Coupe du monde n'aura pas lieu", ce galop d'essai était considéré comme un premier test de l'humeur sociale du pays ébranlé par une fronde sociale historique en juin 2013, en pleine Coupe des confédérations de football.
A moins de cinq mois du coup d'envoi du Mondial de football (12 juin au 13 juillet), la plus importante manifestation a rassemblé à Sao Paulo un millier de personnes qui ont bloqué la grande Avenue Paulista du centre-ville.
Un peu plus tôt, devant le Musée des Arts de la capitale économique du pays, quelques manifestants, en majorité des jeunes, avait déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "S'il n'y a pas de transports, la Coupe va s'arrêter", en encore "Fifa go home!".
A Rio de Janeiro, à peine une centaine de manifestants -pour presque autant de journalistes et le double de policiers-, ont protesté devant le Copacabana Palace, où sera logée la Fifa pendant le Mondial, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Interrogé sur cette faible mobilisation, un manifestant, Alexandre Soares, professeur d'univerité expliquait qu'en cette saison d'été (austral) "beaucoup de gens sont en vacances ou à la plage".
"On ne peut pas comparer avec le mouvement massif de 2013 qui fut un moment unique. Mais je suis certain que d'ici à la Coupe le mobilisation va peu à peu s'intensifier", a-t-il dit.
"Un enfer"?
"Je crois que cette mobilisation peut même réussir à empêcher le Mondial. Et sinon, prévient-il, alors je souhaite bonne chance aux stades, aux sponsors et à la Fifa, parce que nous allons faire de cette Coupe un enfer!"
Ailleurs qu'à Rio, la mobilisation a également été extrêmement faible, comme à Recife (nord-est) et Goiania (centre) où les manifestations ont rassemblé chacune une centaine de personnes munies de pancartes dénonçant la facture du Mondial.
Tous ces rassemblements se déroulaient pacifiquement.
Les organisateurs ont repris les slogans de la fronde sociale de juin 2013.
Ils réclament des investissements massifs dans des services publics précaires (transports, santé, éducation) et dénoncent les dépenses colossales investies dans l'organisation du Mondial.

http://fr.sports.yahoo.com/news/br%C3%A9sil-d%C3%A9but-premi%C3%A8re-journ%C3%A9e-test-mobilisation-anti-mondial-200830928.html

Photo par Miguel Schincariol/AFP


Au Brésil, nous pouvons désormais constater qu'il y a deux partis face à la coupe mondiale de soccer qui se tiendra de l'été prochain. Beaucoup de gens souhaitent avoir le mondial, car cela apportera beaucoup de bien à l’économie du pays en raison de tous les touristes qui viendront séjourner ainsi que les postes de radio et journalistes qui devront payer pour voir les matchs.
 Par contre, les manifestants qui sont contre le Mondial trouvent que l’état devrait plutôt se concentrer sur l’éducation, la santé et les transports. Ils dénoncent les dépenses immenses liées à la coupe FIFA.

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