Brésil
Wednesday, 26 February 2014
Dossier de presse 10: 19 février
L'économie brésilienne est "solide" et a les moyens d'éviter une dégradation de sa note, a affirmé vendredi Guido Mantega, le ministre des finances du pays, au cours d'une téléconférence avec des analystes étrangers. "J'ai vu plusieurs analyses erronées qui placent le Brésil comme l'une des économies les plus fragiles", a déclaré M. Mantega alors qu'il était interrogé à propos d'une analyse qui voit la principale économie sud-américaine comme l'une des plus sensibles à la volatilité des marchés.
"Le Brésil a des fondamentaux solides et peut traverser ces périodes difficiles sans problèmes majeurs", a-t-il assuré.
"Nous avons un volume élevé de réserves de devises, une dette extérieure à court terme qui est l'une des plus faibles, nous sommes solvables et nous avons une situation financière confortable", a-t-il ajouté. Le ministre a également affirmé que deux agences de notation financière avaient "apparemment" bien perçu les annonces faites jeudi par le gouvernement brésilien: coupes budgétaires de 1,6 milliard de dollars et un objectif d'excédent primaire fixé à 1,9% du PIB pour cette année.
"Le Brésil a la capacité de maintenir la solidité de ses comptes publics et un rythme de croissance économique et de l'investissement, et de faire en sorte que notre note se maintienne au niveau actuel", a indiqué M. Mantega. Guido Mantega a affirmé aux analystes internationaux que son gouvernement s'était engagé à respecter l'objectif d'excédent primaire qu'il s'est fixé, même en cas de dépenses inattendues.
"Il est plus important de maintenir la solidité budgétaire que de mettre en oeuvre une politique de soutien à l'économie", a-t-il déclaré, alors que les marchés réclament justement au gouvernement une baisse des dépenses publiques.
M. Mantega a ajouté que bien qu'il soit trop tôt pour savoir si le pays devra assumer des dépenses supplémentaires d'électricité en raison de la baisse des niveaux d'eau dans les centrales hydroélectriques, le gouvernement avait provisionné 4 milliards de réais dans le budget en cas de besoin. Le gouvernement brésilien a réduit jeudi sa prévision de croissance du PIB de 3,8% à 2,5% pour cette année et sa prévision d'inflation à 5,3%.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/02/21/97002-20140221FILWWW00432-l-economie-bresilienne-est-solide.php
L'économie brésilienne est "solide" et a les moyens d'éviter une dégradation de sa note, a affirmé vendredi Guido Mantega, le ministre des finances du pays, au cours d'une téléconférence avec des analystes étrangers. "J'ai vu plusieurs analyses erronées qui placent le Brésil comme l'une des économies les plus fragiles", a déclaré M. Mantega alors qu'il était interrogé à propos d'une analyse qui voit la principale économie sud-américaine comme l'une des plus sensibles à la volatilité des marchés.
"Le Brésil a des fondamentaux solides et peut traverser ces périodes difficiles sans problèmes majeurs", a-t-il assuré.
"Nous avons un volume élevé de réserves de devises, une dette extérieure à court terme qui est l'une des plus faibles, nous sommes solvables et nous avons une situation financière confortable", a-t-il ajouté. Le ministre a également affirmé que deux agences de notation financière avaient "apparemment" bien perçu les annonces faites jeudi par le gouvernement brésilien: coupes budgétaires de 1,6 milliard de dollars et un objectif d'excédent primaire fixé à 1,9% du PIB pour cette année.
"Le Brésil a la capacité de maintenir la solidité de ses comptes publics et un rythme de croissance économique et de l'investissement, et de faire en sorte que notre note se maintienne au niveau actuel", a indiqué M. Mantega. Guido Mantega a affirmé aux analystes internationaux que son gouvernement s'était engagé à respecter l'objectif d'excédent primaire qu'il s'est fixé, même en cas de dépenses inattendues.
"Il est plus important de maintenir la solidité budgétaire que de mettre en oeuvre une politique de soutien à l'économie", a-t-il déclaré, alors que les marchés réclament justement au gouvernement une baisse des dépenses publiques.
M. Mantega a ajouté que bien qu'il soit trop tôt pour savoir si le pays devra assumer des dépenses supplémentaires d'électricité en raison de la baisse des niveaux d'eau dans les centrales hydroélectriques, le gouvernement avait provisionné 4 milliards de réais dans le budget en cas de besoin. Le gouvernement brésilien a réduit jeudi sa prévision de croissance du PIB de 3,8% à 2,5% pour cette année et sa prévision d'inflation à 5,3%.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/02/21/97002-20140221FILWWW00432-l-economie-bresilienne-est-solide.php
Tuesday, 28 January 2014
Go home FIFA
Dossier de presse 9: 28 janvier 2014
La première journée de mobilisation anti-Mondial convoquée dans 36 villes du Brésil par le mouvement contestataire Anonymous a fait un flop samedi, ne mobilisant qu'une poignée de Brésiliens.
Lancée sous le mot d'ordre "la Coupe du monde n'aura pas lieu", ce galop d'essai était considéré comme un premier test de l'humeur sociale du pays ébranlé par une fronde sociale historique en juin 2013, en pleine Coupe des confédérations de football.
A moins de cinq mois du coup d'envoi du Mondial de football (12 juin au 13 juillet), la plus importante manifestation a rassemblé à Sao Paulo un millier de personnes qui ont bloqué la grande Avenue Paulista du centre-ville.
Un peu plus tôt, devant le Musée des Arts de la capitale économique du pays, quelques manifestants, en majorité des jeunes, avait déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "S'il n'y a pas de transports, la Coupe va s'arrêter", en encore "Fifa go home!".
A Rio de Janeiro, à peine une centaine de manifestants -pour presque autant de journalistes et le double de policiers-, ont protesté devant le Copacabana Palace, où sera logée la Fifa pendant le Mondial, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Interrogé sur cette faible mobilisation, un manifestant, Alexandre Soares, professeur d'univerité expliquait qu'en cette saison d'été (austral) "beaucoup de gens sont en vacances ou à la plage".
"On ne peut pas comparer avec le mouvement massif de 2013 qui fut un moment unique. Mais je suis certain que d'ici à la Coupe le mobilisation va peu à peu s'intensifier", a-t-il dit.
"Un enfer"?
"Je crois que cette mobilisation peut même réussir à empêcher le Mondial. Et sinon, prévient-il, alors je souhaite bonne chance aux stades, aux sponsors et à la Fifa, parce que nous allons faire de cette Coupe un enfer!"
Ailleurs qu'à Rio, la mobilisation a également été extrêmement faible, comme à Recife (nord-est) et Goiania (centre) où les manifestations ont rassemblé chacune une centaine de personnes munies de pancartes dénonçant la facture du Mondial.
Tous ces rassemblements se déroulaient pacifiquement.
Les organisateurs ont repris les slogans de la fronde sociale de juin 2013.
Ils réclament des investissements massifs dans des services publics précaires (transports, santé, éducation) et dénoncent les dépenses colossales investies dans l'organisation du Mondial.
http://fr.sports.yahoo.com/news/br%C3%A9sil-d%C3%A9but-premi%C3%A8re-journ%C3%A9e-test-mobilisation-anti-mondial-200830928.html
Photo par Miguel Schincariol/AFP
Au Brésil, nous pouvons désormais constater qu'il y a
deux partis face à la coupe mondiale de soccer qui se tiendra de l'été
prochain. Beaucoup de gens souhaitent avoir le mondial, car cela apportera
beaucoup de bien à l’économie du pays en raison de tous les touristes qui
viendront séjourner ainsi que les postes de radio et journalistes qui devront
payer pour voir les matchs.
Par contre, les
manifestants qui sont contre le Mondial trouvent que l’état devrait plutôt se
concentrer sur l’éducation, la santé et les transports. Ils dénoncent les
dépenses immenses liées à la coupe FIFA.
Tuesday, 21 January 2014
Dossier de presse 8: 15 janvier 2014
En vue de la coupe du monde de soccer qui s'en vient, le Brésil prend les moyens pour attirer le plus de monde possible. Avec les 600 000 supporteurs des pays étrangers ainsi que les 3 millions de partisans présent dans le pays, les différentes compagnies aériennes ont acceptés de rajouter 1973 vols commerciaux entre le 6 juin et le 20 juillet. Ces vols pourront être utilisés dans les 25 aéroports disponibles dans les 12 villes hôtes du Mondial 2014. Les billets vont être en vente prochainement et seront de 1 semaine avant la compétition et 1 semaine après.
Cette méthode est fait pour développer le tourisme et non seulement dans les prochains mois mais dans les prochaines décennies. Dans le but de ce développement, l'organisme gouvernementale du tourisme brésilien a mis en garde les hôtels et les compagnies aériennes pour s'assurer que les abus des hausses de prix de se produisent plus puisque le but du Mondial est de mieux faire connaitre le pays aux pays étrangers et de développer son coté touristique, un haussement trop élevé des prix n'aidera point à ceci. Certaines compagnies, Azul et Avianca ont promis de ne pas dépasser leur plafond de prix de 330 et 359 pour un vol intérieur.
http://fr.canoe.ca/voyages/nouvelles/archives/2014/01/20140116-180720.html
Wednesday, 15 January 2014
Thursday, 9 January 2014
Dossier de presse 7: 2 janvier 2014
2014: "Le Brésil relèvera tous les défis, y compris électoraux"
MONDE | Mis à jour le jeudi 2 janvier 2014
2014 sera donc la première d'une série d'années qui pourraient fort bien être celles du Brésil. Avec la coupe du monde de football dès cette année et les jeux olympiques en 2016, le plus grand pays d'Amérique latine sera sous les feux de la rampe. Frédéric Louault, spécialiste du Brésil à l'ULB, était au micro d'Olivier Nederlandt dans Matin première pour évoquer la place et le rôle de ce grand pays émergent.
Pas de doute pour Frédéric Louault : le Brésil relèvera le double défi de la coupe du monde et des jeux olympiques. Et il relèvera également, dit-il, celui des élections générales prévues cette année, qui lui parait d'ores et déjà le plus difficile des défis à relever. La présidente actuelle, Dilma Roussef, espère bien se succéder à elle-même.
Un défi difficile car en juin 2013, des centaines de milliers de Brésiliens avaient manifesté, avec une forte demande de changement, alors que le pays effectuait sa "répétition générale" dans le cadre de la coupe des confédérations. Le mouvement social avait ébranlé le pays, mettant en cause notamment la priorité donnée aux grands chantiers des rendez-vous sportifs. Aujourd'hui,"le mouvement social s'est apaisé, s'est rendormi, mais peut-être pour quelques semaines ou quelques mois." Car les questions restent les mêmes que celles qui avaient généré les manifestations du printemps 2013 : les dix milliards d'euros d'investissements consentis pour la coupe du monde l'ont-ils été à bon escient ? Réponse nuancée du chercheur : "Il y a une vision de grandeur qui s'affirme depuis une dizaine d'années au Brésil, qui prend confiance et s'affirme a niveau international comme une des grandes puissances émergentes, mais à côté de ces investissements, il y a quand même une série de programmes sociaux qui sont mis en oeuvre, et qui ont permis e une dizaine d'années au gouvernement brésilien de faire sortir plus de 30 millions de personnes de la pauvreté". Mais il y a, consent-il, de nouvelles demandes de la population, qui génèrent de nouvelles frustrations de la part des nouvelles classes moyennes.
Des stades qui ne serviront à rien ?
Que deviendront les 12 stades gigantesques construits pour la coupe du monde ? Par exemple celui de Manaus, la capitale de l'Etat d'Amazonie qui totalisera 42 000 places et qui aura coûté plus de 200 millions d'euros ? Question sans véritable réponse... "On se rend compte que dans la ville de Manaus, l'équipe la mieux placée joue en 4ème division et accueille moins de 5000 spectateurs.. En effet, on se demande quel sera l'usage de ce stade dans une ville qui n'a pas non plus les moyens de faire venir des grandes stars pour occuper le stade, par exemple pour des concerts". A côté de cela, outre les questions sociales que suscite la gestion de ces immenses chantiers soumis à des échéances très strictes, se pose aussi la question de la corruption, souligne Frédéric Louault. "Ce sont des sommes très importantes qui sont en jeu; et la question de la corruption est aussi l'un des facteurs qui ont poussé de nombreux Brésiliens dans les rues". Une corruption dénoncée par les ONG brésiliennes, et qui n'appartient donc pas du tout au passé. Et Frédéric Louault de rappeler que Dilma Roussef a du se séparer de pas moins de sept de ses ministres, impliqués dans des scandales financiers, depuis qu'elle est arrivée au pouvoir.
La sécurité, un enjeu relatif
La sécurité n'est par contre pas, selon le chercheur de l'ULB, le problème n°1 du pays. Certes elles existe mais ne s'exerce pas partout de la même manière. Il rappelle que les premières victimes en sont les populations les plus pauvres, au travers des trafics de drogue qui déstabilisent des quartiers entiers. "Ce sont rarement les touristes qui sont visés par ces violences", explique-t-il.
Mais à côté de ces défis le Brésil est aussi un pays qui se distingue, depuis vingt années maintenant par une diplomatie extrêmement efficace et par des capacités importantes en termes de ressources, pétrolières et agricoles notamment. L'exploitation de ces dernières ne va pas sans poser des questions. "L'un des grands défis pour le Brésil, c'est la protection de la partie amazonienne du pays", souligne à ce propos Frédéric Louault.
T.N.
Monday, 9 December 2013
Alstom : un groupe français au coeur de nombreux barrages controversés
PAR OLIVIER PETITJEAN
Fournisseur de turbines, Alstom joue un rôle majeur dans le marché mondial de l’hydroélectrique. À ce titre, le groupe a été activement impliqué dans toute une série de grands projets controversés, depuis le barrage des Trois Gorges en Chine à celui de Belo Monte aujourd’hui. Alstom peut-elle continuer à dénier toute responsabilité quant à l’impact environnemental de ces mégabarrages, et quant aux atteintes aux droits humains qu’ils occasionnent ?
Les barrages hydroélectrique constituent l’un des domaines d’activités phares d’un groupe investi dans de multiples secteurs, depuis le nucléaire jusqu’au transport urbain. Alstom n’intervient pas directement en tant que constructeur de barrages, mais vend ses turbines, ses générateurs, et ses services de conception et de maintenance. Sur son site, le conglomérat français se vante d’avoir équipé un quart de la capacité hydroélectrique installée dans le monde au cours des 100 dernières années. Il rappelle fièrement que les plus grands barrages au monde ont tous (à des degrés divers) mis à contribution ses équipements et son expertise : les Trois Gorges en Chine (d’une capacité de 22 500 MW), Itaipu et Tucuruí au Brésil (14 000 et 8 400 MW respectivement), Guri au Venezuela (10 200 MW), et ainsi de suite. Une liste à laquelle s’ajouteront bientôt le barrage de Belo Monte en Amazonie brésilienne (11 200 MW), celui de Xiangjiaba en Chine (8 000 MW) et quelques autres.
Le problème est que les grands barrages sont associés à toute une série d’impacts très problématiques sur le plan environnemental, social, politique et financier. Ils entraînent aussi souvent des violations des droits humains. Les chantiers et la création de retenues d’eau artificielles sont cause de déforestation et de perte de biodiversité. Les grands barrages modifient en profondeur l’hydrologie des fleuves où ils sont implantés, ce qui peut avoir des répercussions très importantes sur les moyens de subsistance des populations locales (poisson, érosion, fertilité des sols). Ils sont aussi l’occasion de déplacements de population qui peuvent se chiffrer en centaines de milliers (presque deux millions pour le barrage des Trois Gorges), avec des compensations souvent inadéquates (lorsqu’elles existent). Les gouvernements tendent d’ailleurs à choisir des sites habités par des populations historiquement marginales ou discriminées, notamment des peuples indigènes. Ces grands projets sont aussi une source de flux financiers importants, dont les intérêts économiques et politiques locaux sont très souvent tentés de se réserver une partie. Enfin, les grands barrages situés sur des fleuves transfrontaliers sont source de tensions internationales. On l’a vu encore récemment avec la décision de l’Éthiopie de se lancer unilatéralement dans la construction du barrage Grand Renaissance sur le Nil bleu – un autre contrat fièrement affiché par Alstom – malgré les craintes de l’Égypte, qui dépend quasi exclusivement du fleuve pour son approvisionnement en eau potable.
Études d’impact environnemental délibérément minimalistes, résistances des populations locales, corruption [1], voire violations flagrantes des droits humains (comme à Merowe au Soudan) – autant de problèmes qui concernent aussi les barrages dans lesquels Alstom choisit de s’impliquer.
Le mégabarrage prévu à Belo Monte entraînera ainsi le déplacement d’entre 20 000 et 40 000 personnes et la submersion d’au moins 668 kilomètres carrés, dont 400 kilomètres carrés de forêt primaire abritant une biodiversité unique (et bien davantage si, comme le craignent les opposants, la construction d’un second barrage s’avère nécessaire pour assurer la viabilité du premier). À cela s’ajoutent les conséquences indirectes du barrage, qui détournera 80% du débit du fleuve et entraînera l’assèchement partiel ou total d’une boucle du fleuve où vivent de nombreuses tribus indigènes. Leurs moyens de subsistance traditionnels s’en trouveront fortement compromis, sans parler des bouleversements sociaux que ne manquera pas d’occasionner un chantier de cette ampleur. Ceci explique la volonté de résistance affichée par les peuples indigènes de la zone, qui ne fait d’ailleurs que répondre à l’approche répressive privilégiée d’emblée par le gouvernement brésilien. Le tout pour un bénéfice économique bien incertain, puisque le projet est porté à bout de bras par les financeurs publics brésiliens et que, malgré sa capacité théorique de 11 200 MW, le barrage ne pourra générer la plupart du temps qu’entre 1000 et 4000 MW.
lire la suite sur http://www.multinationales.org/spip.php?article137
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