Monday, 9 December 2013


Dossier de presse 6

Alstom : un groupe français au coeur de nombreux barrages controversés

 PAR OLIVIER PETITJEAN

Fournisseur de turbines, Alstom joue un rôle majeur dans le marché mondial de l’hydroélectrique. À ce titre, le groupe a été activement impliqué dans toute une série de grands projets controversés, depuis le barrage des Trois Gorges en Chine à celui de Belo Monte aujourd’hui. Alstom peut-elle continuer à dénier toute responsabilité quant à l’impact environnemental de ces mégabarrages, et quant aux atteintes aux droits humains qu’ils occasionnent ?
Les barrages hydroélectrique constituent l’un des domaines d’activités phares d’un groupe investi dans de multiples secteurs, depuis le nucléaire jusqu’au transport urbain. Alstom n’intervient pas directement en tant que constructeur de barrages, mais vend ses turbines, ses générateurs, et ses services de conception et de maintenance. Sur son site, le conglomérat français se vante d’avoir équipé un quart de la capacité hydroélectrique installée dans le monde au cours des 100 dernières années. Il rappelle fièrement que les plus grands barrages au monde ont tous (à des degrés divers) mis à contribution ses équipements et son expertise : les Trois Gorges en Chine (d’une capacité de 22 500 MW), Itaipu et Tucuruí au Brésil (14 000 et 8 400 MW respectivement), Guri au Venezuela (10 200 MW), et ainsi de suite. Une liste à laquelle s’ajouteront bientôt le barrage de Belo Monte en Amazonie brésilienne (11 200 MW), celui de Xiangjiaba en Chine (8 000 MW) et quelques autres.
Le problème est que les grands barrages sont associés à toute une série d’impacts très problématiques sur le plan environnemental, social, politique et financier. Ils entraînent aussi souvent des violations des droits humains. Les chantiers et la création de retenues d’eau artificielles sont cause de déforestation et de perte de biodiversité. Les grands barrages modifient en profondeur l’hydrologie des fleuves où ils sont implantés, ce qui peut avoir des répercussions très importantes sur les moyens de subsistance des populations locales (poisson, érosion, fertilité des sols). Ils sont aussi l’occasion de déplacements de population qui peuvent se chiffrer en centaines de milliers (presque deux millions pour le barrage des Trois Gorges), avec des compensations souvent inadéquates (lorsqu’elles existent). Les gouvernements tendent d’ailleurs à choisir des sites habités par des populations historiquement marginales ou discriminées, notamment des peuples indigènes. Ces grands projets sont aussi une source de flux financiers importants, dont les intérêts économiques et politiques locaux sont très souvent tentés de se réserver une partie. Enfin, les grands barrages situés sur des fleuves transfrontaliers sont source de tensions internationales. On l’a vu encore récemment avec la décision de l’Éthiopie de se lancer unilatéralement dans la construction du barrage Grand Renaissance sur le Nil bleu – un autre contrat fièrement affiché par Alstom – malgré les craintes de l’Égypte, qui dépend quasi exclusivement du fleuve pour son approvisionnement en eau potable.
Études d’impact environnemental délibérément minimalistes, résistances des populations locales, corruption [1], voire violations flagrantes des droits humains (comme à Merowe au Soudan) – autant de problèmes qui concernent aussi les barrages dans lesquels Alstom choisit de s’impliquer.
Le mégabarrage prévu à Belo Monte entraînera ainsi le déplacement d’entre 20 000 et 40 000 personnes et la submersion d’au moins 668 kilomètres carrés, dont 400 kilomètres carrés de forêt primaire abritant une biodiversité unique (et bien davantage si, comme le craignent les opposants, la construction d’un second barrage s’avère nécessaire pour assurer la viabilité du premier). À cela s’ajoutent les conséquences indirectes du barrage, qui détournera 80% du débit du fleuve et entraînera l’assèchement partiel ou total d’une boucle du fleuve où vivent de nombreuses tribus indigènes. Leurs moyens de subsistance traditionnels s’en trouveront fortement compromis, sans parler des bouleversements sociaux que ne manquera pas d’occasionner un chantier de cette ampleur. Ceci explique la volonté de résistance affichée par les peuples indigènes de la zone, qui ne fait d’ailleurs que répondre à l’approche répressive privilégiée d’emblée par le gouvernement brésilien. Le tout pour un bénéfice économique bien incertain, puisque le projet est porté à bout de bras par les financeurs publics brésiliens et que, malgré sa capacité théorique de 11 200 MW, le barrage ne pourra générer la plupart du temps qu’entre 1000 et 4000 MW.


Wednesday, 27 November 2013

Dossier de presse 5: 15 novembre 2013


Brésil: des proches de Lula, condamnés pour corruption, se rendent


José Dirceu et José Genoino, deux proches de l'ex-président Lula et anciens responsables du Parti des travailleurs au pouvoir au Brésil, se sont rendus vendredi à la police après avoir été condamnés lors du plus vaste procès anti-corruption qu'ait connu le pays.


Député et ancien président du Parti des travailleurs (PT, gauche), José Genoino, a été le premier à se rendre, au siège de la police fédérale à Sao Paulo. Il a été rapidement suivi par José Dirceu, ex-chef de cabinet et bras droit de Luiz Inacio Lula da Silva, ont constaté des photographe de l'AFP.
Les deux hommes, de même notamment que Delubio Soares (ancien guérilléro et trésorier du parti), ont été reconnus coupables lors d'un procès sur des achats de vote au Parlement entre 2003 et 2005 sous le premier mandat de Lula et condamnés à des peines de prison.
Mercredi soir, la Cour suprême du Brésil avait imposé l'exécution immédiate des peines de 16 des 25 condamnés du procès du «Mensalao», qui s'était achevé fin 2012.
Au cri de «Vive le PT» et le bras gauche levé, M. Genoino a pénétré dans les locaux de la police salué par quelques partisans. Il avait auparavant remis à la presse une lettre clamant son innocence. «Avec indignation, j'exécute les décisions de la Cour suprême (STF) et répète que je suis innocent», a-t-il écrit.
«J'ai été condamné car j'exerçais la présidence du PT. Il n'y a aucune preuve de ce dont on m'accuse», a-t-il insisté, dénonçant une opération médiatique et se qualifiant de prisonnier politique.
En jeans et chemise blanche, M. Dirceu est arrivé peu après sur les lieux. Il a aussi salué ses partisans et dressé le poing.
Condamné à sept ans et 11 mois de prison, il a également diffusé un texte, reproduit sur le site du journal Folha de Sao Paulo, revendiquant son «innocence» et sa volonté de tout faire pour obtenir l'annulation de sa condamnation.
José Dirceu est accusé d'avoir été le chef d'orchestre d'un vaste système d'achats de votes de députés par le PT lors du premier mandat de Lula. Le caractère périodique du versement des pots-de-vin aux élus a valu à ce procès l'appellation de «Mensalao» (mensualité).
Condamnés à moins de huit ans de détention pour corruption active, MM. Dirceu, Genoino et Soares bénéficieront d'un régime de semi-liberté leur permettant de travailler à l'extérieur de la prison, où il devront cependant passer la nuit.
Les trois hommes, aux cotés de neuf autres condamnés (entrepreneurs, banquiers, publicitaires, politiques...), seront toutefois rejugés en 2014 sur autre volet de l'affaire. S'ils étaient à nouveau condamnés, ils pourraient alors voir leurs peines de prison devenir totalement effectives.
D'autres accusés se sont rendus ce vendredi à la police, parmi lesquels des membres de plusieurs partis et l'entrepreneur Marcos Valerio, qui a écopé de la plus forte peine du procès (37 ans de prison).
Dans un communiqué, le Parti des travailleurs de la présidente Dilma Rousseff a dénoncé «un procès injuste» et réaffirmé sa «conviction qu'aucun de (ses) membres n'a acheté de voix au Congrès».
Le scandale du «Mensalao» avait failli coûter sa réélection à Lula en 2006, même s'il avait personnellement été mis hors de cause par la justice. Il a quitté le pouvoir en 2010 avec une popularité record de 80%.
Agenge France-presse, «Brésil: des proches de Lula, condamnés pour corruption, se rendent», La Presse, 15 novembre 2013

Sunday, 17 November 2013


Dossier presse 4: 13 novembre 2013


Le Brésil, un géant énergétique en devenir


Paris – Le Brésil, actuellement 13e producteur mondial de pétrole, devrait grimper au sixième rang en 2035, multipliant également sa production de gaz par cinq et celle d’énergies renouvelables par deux, a prédit mardi l’Agence internationale de l’Énergie (AIE).


« Sur la base des récentes découvertes offshore, la production pétrolière du Brésil triple pour atteindre 6 millions de barils par jour en 2035 », prévoit l’AIE dans son rapport annuel de référence, le World Energy Outlook. Ce niveau « représente un tiers de la hausse nette de la production mondiale de pétrole et fera du Brésil le sixième producteur mondial », souligne l’AIE dans un chapitre spécialement consacré au géant sud-américain.


Quant au gaz, la production brésilienne sera multipliée « par plus de cinq », « assez pour couvrir tous les besoins du pays d’ici à 2030, même si ceux-ci augmentent significativement », note l’AIE.


La demande énergétique du Brésil augmente en effet dans le même temps de près de 80 %, notamment en offrant un accès généralisé à l’électricité à sa population de 190 millions d’habitants.


Atteindre cette demande aura un prix, avertit néanmoins l’AIE, qui évalue les investissements nécessaires à environ 90 milliards de dollars par an. Outre les centrales électriques et les grands réseaux à haute tension, l’AIE souligne que l’augmentation de la production d’hydrocarbures dépend d’installations en eaux très profondes « hautement complexes » et très coûteuses.


Les investissements pétroliers du Brésil, qui transiteront essentiellement par le géant national Petrobras, devront ainsi être « supérieurs à ceux du Moyen-Orient ou de la Russie », note l’agence. Quant aux énergies renouvelables, le Brésil continuera à être « un leader mondial », en maintenant une part de 43 % dans son bouquet énergétique en doublant sa production de renouvelables en 2035.


« Le secteur énergétique brésilien reste un des moins intensifs en CO2, malgré une plus grande disponibilité et un plus grand usage de carburants fossiles », souligne l’AIE. Mais dans l’hydroélectricité, malgré plusieurs projets de barrages géants, la croissance ne sera pas aussi forte, « en partie du fait de l’isolement et de la sensibilité environnementale d’une grande partie de la ressource restante, située pour l’essentiel en Amazonie ».


L’éolien, les centrales au gaz et l’électricité produite à base de bioénergies (bois, canne à sucre, etc.) devrait prendre le relais, selon l’AIE. Enfin, l’éthanol, dont le Brésil est le deuxième producteur mondial derrière les États-Unis, restera un domaine de pointe.


« En 2035, les biocarburants représenteront presque un tiers de la demande domestique pour le transport routier et les exportations nettes compteront pour environ 40 % du commerce mondial de biocarburants ».


Sunday, 3 November 2013


Dossier presse 3: 28 octobre 2013
Brésil: la justice suspend la construction du barrage de Belo Monte

Brasilia (AFP) - Un juge d'un tribunal fédéral de Brasilia a ordonné la suspension des travaux de construction du gigantesque barrage de Belo Monte, en Amazonie brésilienne, vivement contesté par les écologistes et les populations locales, a annoncé lundi une porte-parole de la cour.
Le juge Antonio Souza Prudente a prononcé la suspension de l'autorisation environnementale accordée au projet et l'arrêt des travaux du barrage hydroélectrique, situé sur le fleuve Xingu, dans l'Etat du Para (nord), selon cette porte-parole.
Prise vendredi, la décision du juge interdit à la banque publique BNDES, qui finance le projet, de débloquer des fonds tant que tous les engagements sociaux-environnementaux n'auront pas été tenus par les promoteurs.
"Nous ne nous opposons pas au développement du pays mais nous affirmons qu'il faut respecter la loi", avait déclaré le procureur de l'Etat du Para.
La décision du juge Souza Prudente fait effet jusqu'à ce que les magistrats de ce tribunal se réunissent en collège et statuent sur sa validité.
Norte Energia, responsable du projet, a indiqué à l'AFP ne pas avoir encore été informée de cette décision judiciaire mais a affirmé que "toutes les obligations et les engagements de l'entreprise sont rigoureusement respectés".
Belo Monte est le barrage le plus important en cours d'édification au Brésil et le troisième du monde, derrière celui d'Itaipu (Brésil et Paraguay) et des Trois Gorges (Chine).
Il fournira 11.233 mégawatts, soit 11% de la capacité installée du pays, et la première tranche devrait entrer en service en 2015. Sa mise en place entraînera l'inondation de 502 km2. Son coût est estimé à 13 milliards de dollars.
Même si leurs terres ne seront pas inondées, l'édification du barrage risque de changer le mode de vie des communautés indiennes vivant aux alentours, qui ne pourront plus pêcher pour leur subsistance en raison de la dérivation des cours d'eau.
De nombreuses actions d'opposants ont déjà perturbé les travaux ou conduit à des interventions devant les parlementaires brésiliens. 
Le Nouvel Observateur, << Brésil: la justice suspend la construction du barrage de Belo Monte>>, Le Nouvel Observateur, 28 octobre 2013



Thursday, 31 October 2013

Dossier de presse 2:

26 octobre 2013 : LE BARRAGE DE BELO MONTE DÉCLARÉ ILLÉGAL PAR UNE DÉCISION DE JUSTICE !!



La justice brésilienne ordonne la suspension du chantier de Belo MonteLa décision du Tribunal Régional Fédéral de la 1º Région (TRF1), répond positivement à la demande du Ministère Public Fédéral (MPF) et annule l'autorisation d'Installation partielle qui avait permis le début de la construction de l'usine hydro-électrique de Belo Monte en 2011.
La justice a aussi décidé que le BNDES (Banque Nationale de Développement Économique et Social) ne devait plus financer Norte Energia, l'entreprise responsable de la construction, jusqu'à ce que les conditions stipulées par l'autorisation préalable, la première autorisation, soient remplies. La décision judiciaire a été prise par le juge Souza Prudente et devra être confirmée par un collège de juges du tribunal.
Les 40 conditions établies par l'autorisation préalable concernent des actions déterminées par l'Institut Brésilien de l'Environnement (Ibama) pour que les villes proches de la région où Belo Monte est construite soient préparées pour affronter les impacts du projet. Pour commencer la construction, l'entreprise et le gouvernement auraient dû remplir une série de conditions, souvent complexes, comme le retrait des occupants non indigènes des Terres Indigènes de la région et l'installation d'infrastructure de santé, d'éducation et de sécurité dans les villes qui recevraient environ 100 mille migrants annoncés dans les études d'impact du projet.
En janvier 2011, l'Ibama a concédé une autorisation d'installation partielle qui permettait la préparation du chantier. L'action judiciaire du MPF s'opposait à cette autorisation partielle car elle aurait été concédée sans que les conditions, considérées par l'Ibama comme indispensables, n'aient été remplies. "L'autorisation d'installation partielle, qui en fait n'existe pas dans la législation brésilienne, a permis à la Norte Energia de se soustraire à ses obligations sans retarder le calendrier du chantier" analyse Biviany Rojas, avocat de l'Institut Socio-Environnemental (ISA).

L'Ibama a concédé l'autorisation malgré le non respect des mesures préalables
Bien qu'ayant constaté que les conditions n'avaient pas éte respectées, l'Ibama a décidé d'autoriser le début du chantier et d'établir un nouveau délai pour ces conditions. Peu après, en juin 2011, l'organisme environnemental a concédé l'autorisation d'installation pour l'ensemble du chantier, toujours sans que les mesures n'aient été remplies. Cette deuxième autorisation a remplacé l'autorisation partielle, ce qui implique que la décision du TRF1 concerne non seulement la préparation du chantier mais aussi l'ensemble de la construction.
L'autorisation préalable, concédée en février 2010, a aussi été signée par le président de l'organisme environnemental malgré un rapport de son équipe technique, émis deux jours plus tôt, qui affirme "qu'il n'y a  pas suffisamment d'éléments pour attester la viabilité environnementale du projet".
La décision de Souza Prudente pourra être soumise, par le gouvernement et par la Norte Energia, au président du Tribunal Supérieur de Justice (STJ) qui aura la possibilité de suspendre la décision.  "Le STJ pourra ordonner la reprise du chantier en utilisant des critères politiques et économiques, indépendemment du fait que la législation environnementale ait été respectée ou non" évalue Leonardo Amorim, avocat de l'ISA. "Tout cela parce que le pays a toujours une loi issue de la dictature qui permet que le gouvernement ignore les décisions judiciaires jusqu'au jugement final des actions contre lui. Ce qui permet de conclure la construction et de la considérer comme un fait accompli, quelle que soit la décision judiciaire."
En août 2012 la justice a ordonné la paralysation du chantier, lorsque le TRF1 a établi que le gouvernement brésilien n'avait pas respecté les droits des peuples indigènes affectés en n'effectuant pas de consultation, mais la décision a été suspendue par le président du STF de l'époque, le ministre Ayres Britto, et n'a toujours pas été jugée.
"La fragilité de l'Ibama en ce qui concerne sa capacité à faire respecter les conditions et la lenteur des processus judiciaires aggravent la situation sociale" explique le procureur de la république dans l'état du Pará (MPF/PA), Ubiratan Cazetta.
L'usine hydro-électrique de Belo Monte a bénéficié d'un financement de 3,2 milliards de reais afin d'investir dans des projets socio-environnementaux, ce qui est le plus gros financement de la BNDES pour des initiatives socio-environnementales.
"La BNDES  n'a formalisé le prêt qu'après l'autorisation de l'installation du chantier. La Norte Energia n'a pas respecté les conditions préliminaires établies par l'Ibama, et n'a pas anticipé les investissements pour réaliser les conditions qui auraient dû être achevées avant le début du chantier. Cela n'a été fait qu'après l'emmission de l'autorisation d'installation et lorsque le prêt du BNDES a été assuré. L'Ibama a révélé cette désobéissance dans son dernier rapport officiel, ce qui a produit un énorme écart entre le rythme du chantier et les investissements socio-environnementaux considérés comme basiques pour minimiser les impacts sur la région" affirme le secrétaire exécutif de l'ISA, André Villas-Boas.

Thursday, 17 October 2013


Dossier presse 1: 15 octobre 2013
En proie à de violents mouvements sociaux, le Brésil inquiète aussi de plus en plus de gens sur le plan économique. Or, les choses pourraient s'aggraver avec la lutte acharnée que mène la banque centrale du pays contre un vieil ennemi: une inflation galopante.
Quelque 65 000 manifestants dans les rues de São Paulo. Plus de 1 million dans 80 villes en une seule journée...
Le Brésil a été secoué par plusieurs manifestations cet été. Après une brève accalmie récemment, l'agitation sociale est de retour et a pris une tournure violente, la semaine dernière, lors d'une confrontation entre des enseignants en grève et des anarchistes, faisant de nombreux blessés.
Ces tensions - une situation que le pays n'avait pas connue depuis 20 ans - témoignent de la frustration grandissante dans la première économie d'Amérique latine.
Au départ cet été, les revendications populaires s'élevaient contre une hausse des tarifs dans les transports. Elles se sont transformées en vive critique du gouvernement, en particulier des dépenses pour la Coupe du monde de soccer et les Jeux olympiques, prévus en 2014 et 2016 respectivement. Des coûts jugés exorbitants par les Brésiliens qui demandent plus d'argent pour l'éducation, la santé et les infrastructures.
Or, le malaise social - qui contraste avec l'essor économique du pays pendant 10 ans - risque de s'aggraver à cause du combat que mènent les autorités contre un vieil ennemi des Brésiliens: l'inflation.
Devant la flambée des prix, qui fait craindre un dérapage comme dans les années 80, la banque centrale du Brésil a encore relevé, mercredi dernier, son principal taux d'intérêt, le Selic, qui grimpe de 50 centièmes, à 9,50%. Un cinquième tour de vis en six mois qui rapproche le taux directeur du seuil sensible et effrayant des 10%.
Et ce n'est pas fini. Les experts croient que la banque centrale récidivera avec une nouvelle hausse de taux dès novembre.
La «crédibilité» de la banque centrale est en jeu, affirme Alberto Ramos, de la firme Goldman Sachs. Même si l'inflation a un peu ralenti récemment, elle reste très élevée à 7,4% (taux annualisé des prix non réglementés en septembre), soit bien au-dessus du taux visé de 4,5%.
Dupaul, Richard, <<Le Brésil devant son vieil ennemi>>, La Presse, 15 octobre 2013, lapresse.ca

Tuesday, 15 October 2013


Courte biographie: Dilma Rousseff

Dilma Rousseff fut nommée secrétaire d'État à l'Énergie durant le gouvernement d'Alceu Collares entre 1991-1995. Elle rejoint ensuite le parti qu'elle dirige aujourd'hui en 2000. En 2003, elle obtient une promotion et devient Ministre de l'Énergie, un poste qu'elle gardera pour 2ans. En 2005, elle devient chef de cabinet lorsque son prédécesseur est accusé de corruption. En 2011, elle devient la première femme a être élu présidente du Brésil.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brésil

Monday, 14 October 2013

Histoire du Brésil


En 1500, lors des explorations des européens dans l'ouest, Pedro Alvares Cabral est envoyé par le Portugal et il nomme le territoire Terra da Vera Cruz (Terre de la Vraie Croix). L'année d'après, l'italien Amerigo Vespucci mène une expédition plus profond dans le territoire de l'Amérique du Sud et c'est quand il ramène du brésillet (du bois originaire du Brésil) que le nom du territoire passe de Terra da Vera Cruz à Brésil. C'est seulement en 1530 que le Portugal commence la vraie colonisation du Brésil lorsque Jean 111 le Pieux met en place ce projet. À cause de la grande culture de la canne à sucre et de l'extraction de l'or et du diamant, d'autres pays colonisateurs s'y intéresse. La France est le pays qui met plus le plus de pression sur le Portugal pour avoir ce grand territoire, mais lors de la destruction d'une colonie française sur la rive de Rio de Janeiro, les français sont chassés du territoire. Par contre, le Brésil devra tout de meme contré des agressions anglaises et hollandaises jusqu'au milieu du 18e siècle. L'indépendance du Brésil survient suite à des guerres napoléoniennes lorsque Dom Pedro, le fils du roi du Portugal à l'époque, réussi à convaincre une assemblée d'accordé l'indépendance au Brésil en 1822 fesant Dom Pedro l'empereur qui sera renommé Pierre 1.
Les 3 enjeux à suivre cette année :

-environnement: ce qui se passe au niveau environemental.  environement actuel du bresil

-économie: l'économie délicate au brésil.  economie actuelle au bresil


-politique: le parti des travailleurs  politique actuelle du bresil

Chef d'État du Brésil


Nom de l'actuel dirigeante du pays: Dilma Rousseff

Lieu et date de naissance: 14 décembre 1947 à Belo Horizonte, Brésil

Origine Ethnique: Latino-américaine

Religion: Catholicisme romain

Role dans l'état: Présidente

Principales fonctions: Dirige le pays

Scolarité: Université fédérale du Rio Grande do Sul, Économiste

Parti politique: Parti des travailleurs (PT)

Est en poste depuis: 1 janvier 2011

Date de fin du mandat:
1 janvier 2015











Capitale: Brasilia

Métropoles: Sao Paulo, Rio de Janeiro  

Forme de gouvernement: République Fédérale

Type d'économie: Capitalisme

Parti politique au pouvoir: Parti des travailleurs

Idéologie politique pratiquée: Socialisme démocratique

Premier parti de l'opposition: Parti de la sociale démocratie brésilienne

Population totale: 201 032 714 personnes

Espérance de vie: 73.44 ans

Devise monétaire officielle: Real Portugais

Ressources naturelles : Hydroélectricité, coupe de bois, bauxite, or, fer, manganèse, nickel, phosphates, uranium ou platine   

PIB (année) : 2510 milliards (2011)

Langues officielles : Portugais + 170 langues autochtones  

Ethnies principales présentes sur le territoire : indigènes,  population  non-indigène

Principales religions du pays (% de la population) : Chrétienne : 88%  Juive, orientale, bahaïsme etc. : 5%   autres religions : 6%